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La libération du Nord des Pays-Bas, avril 1945

Si l’histoire des troupes canadiennes en avril 1945, n’est pas celle de grandes batailles décisives, elle reflète tout de même une histoire où se mêle triomphe et tragédie. En avril 1945, sept journées virent mourir plus de 50 soldats et 114 soldats furent tués entre le 1er et le 5 mai dont 12 lors de la dernière journée des combats en Europe.

La doctrine des armées alliées exigeait l’emploi de grandes quantités de pièces d’artillerie et, si cela était possible, des bombes au lieu de vies humaines. Au cours des dernières étapes de la guerre, il a été impossible d’appliquer cette doctrine aux Pays-Bas. Les batailles d’avril furent donc faites avec l’artillerie de campagne et au mortier afin de minimiser les pertes civiles et les dommages aux infrastructures.

Des réfugiés se ruèrent vers les villes comme Apeldoorn. Une fois que les Canadiens eurent forcé les Allemands à battre en retraite, les milliers de civils qui s’entassaient dans les rues pour accueillir les troupes empêchaient les soldats canadiens d’avancer à l’intérieur de ces villes abandonnées par les Allemands. L’armée canadienne libéra ainsi de nombreuses autres villes telles que Zutphen, Warnsfeld, Leesten et Zwolle.

La bataille pour la ville de Groningen fut différente. Un bataillon de SS hollandais qui n’avait plus rien à perdre s’était joint à des unités allemandes pour défendre la ville. La 7e Brigade canadienne fut envoyé au centre de la bataille alors que la 5e Brigade attaqua du coté ouest de la ville. L’Essex Scottish se servit des véhicules «Kangaroo» pour s’emparer d’un pont et pénétra la ville par le sud. Puis, le Royal Hamilton Light Infantry livra une bataille féroce pour le contrôle de la gare. Des tireurs d’élite, incluant des Allemands en civil, harcelèrent les Canadiens tandis que la résistance hollandaise aidait du mieux qu’elle pouvait. La 2e division perdit 209 hommes à Groningen.
Ce texte est une adaptation des articles de Terry Copp publiés dans No Price Too High (McGraw-Hill Ryerson Ltd) et  dans le Legion Magazine (www.legionmagazine.com)



Alexandre Carette, étudiant à l’Université de Montréal, a participé au voyage d’étude de la Fondation en 2004. Voici ses commentaires sur Groningen:

« Ma visite à Groningen est mémorable. Nous avons fait le tour de la ville à pied en compagnie d’Evert Steiber, un membre et ami hollandais de la Fondation canadienne des champs de bataille. Il nous guida à travers le même chemin emprunté par les soldats canadiens en 1945 et nous expliqua dans les détails, avec des cartes, tous les défis auxquels nos soldats ont dû faire face pour libérer cette ville du nord des Pays-Bas. Nous étions à Groningen pour les cérémonies du 60e anniversaire de la libération des Pays-Bas et lorsque nous sommes arrivés sur la place principale de la ville, nous pouvions entendre les cloches de l’Église jouer l’hymne national du Canada, comme quoi les habitants de cette ville n’ont pas oublié le sacrifice de nos soldats.

Il est intéressant de noter que les Forces canadiennes d’aujourd’hui font souvent référence aux défis de la guerre à trois volets, mais la bataille pour Groningen démontre.