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Jour-J, 6 juin 1944


Le 6 juin 1944, les forces alliées sous le commandement du général américain Dwight D. Eisenhower ont commencé une formidable invasion sur la côte française de Normandie. Il a fallu deux ans pour élaborer le plan de cette invasion, probablement une des plus complexes offensives militaires de l’histoire.

Le plan d’invasion prévoyait le débarquement de cinq divisions d’infanterie sur 80 kilomètres de côte normande. La 2e Armée britannique, comprenant des unités de la 1re Armée canadienne du général H.D.G Crerar, devait former le flanc gauche du front et la 1re Armée américaine le flanc droit. Trois divisions aéroportées, une sur le flanc britannique qui incluait des éléments du 1er bataillon canadien de parachutistes, et deux sur le flanc américain devaient précéder ce débarquement et ralentir les mouvements de l’ennemi et faciliter l’expansion de la tête de pont.

Les stratèges avaient mis en place un plan pour effectuer le débarquement des troupes et de grandes quantités de matériel ainsi que du pétrole. Cette ingéniosité avait mené à la création de Mulberry et Pluto. Les Mulberry étaient deux ports artificiels de la taille de la ville de Douvres faits à partir de blocs de béton et de bateaux coulés. Pluto était un oléoduc sous-marin.

Lors de la première vague de l’offensive, deux bataillons de chacune des 7 e et 8 e Brigade de la 3e Division d’infanterie canadienne devaient atteindre la plage Juno entre les deux sites de débarquement des Britanniques,. Des petites villes fortifiées comme Courseulles-sur-Mer, St-Aubin, Beny-sur-Mer et Bernières-sur-Mer étaient au cœur du système défensif allemand sur Juno. Une fois les défenses initiales anéanties, les troupes pouvaient marcher vers l’intérieur des terres. La ville de Caen sur le front canado-britannique devait être prise le premier jour.

Les combats les plus difficiles eurent lieu sur la plage d’Omaha où les Américains subirent de terribles pertes. Ailleurs, les troupes alliées subirent des pertes moins grandes qu’appréhendées, les Allemands étant apparemment pris par surprise. Les divisions Panzer, positionnées à l’intérieur des terres, avaient besoin de temps pour atteindre les plages.

L’assaut ne fut cependant pas facile, loin de là. La 716e Division d’infanterie allemande  qui défendait la plage de Juno n’était pas une division d’élite, mais disposait de bunkers renforcés de béton, de mitrailleuses, de l’artillerie et de canons antichars 88mm bien situés qui formaient un système presque invulnérable au bombardement alliée. Les défenses sous-marines et terrestres du «mur de l’Atlantique» d’Hitler, construites rapidement sous la direction du feld-maréchal Erwin Rommel, posaient également un danger mortel pour les navires alliés et dirigeaient les troupes et les tanks dans des zones piégées.

Aucune des unités canadiennes, à l’exception d’une unité de chars d’assaut des 1ers Hussards, n’ont atteint leurs objectifs lors du Jour-J, mais toutes les unités avaient avancé à l’intérieur des terres de façon significative. L’objectif britannique d’atteindre Caen lors du Jour-J n’a également pas été atteint et plus d’un mois de combats seront nécessaires avant de prendre la ville. Au total, les troupes canadiennes ont perdu 340 soldats, ainsi que 574 blessés et 47 prisonniers. C’était un bilan terrible : que celui-ci était moins grand que prévu par les stratèges était une bien mince consolation.

Ce texte est une adaptation de l’article “Bloody Normandy” de l’historien Jack Granatstein publié dans le Legion Magazine (www.legionmagazine.ca)


Les boursiers de la Fondation canadienne des champs de bataille visitent à chaque année les plages de Normandie lors de leur visite des champs de batailles dans le Nord de l’Europe. Voici ce que Dave Borys, étudiant en histoire de l’Université d’Alberta et boursier 2005 de la Fondation a dit :

« Sur la plage de Juno, j’ai ressenti ce même mélange d’émotion que j’ai ressenti à Dieppe. La fierté de savoir l’importance de cette victoire des troupes canadiennes et la fierté que tant de gens ont autant donné pour la libération d’un pays séparé du nôtre par un océan. Ceci est remarquable, surtout en sachant qu’il s’agissait de jeunes gens de mon âge et que la majorité d’entre eux n’étaient jamais allé en France et étaient tout de même prêts à sacrifier leur vie pour la liberté de ces gens.  Notre groupe était le seul groupe sur la plage et le bruit des vagues nous rappelait où nous étions et ce qui s’était passé à cet endroit. »